Djibouti, la grande solitude des citoyens.

4 Ago

Un jour quelqu’un m’avait dis une expression qui m’a marqué ma chair et mon âme à jamais, c’est la suivante, elle mérite qu’on l’a médite tous tant que nous sommes « dans ce pays nous sommes en permanence, dans une totale incertitude existentielle » cette expression n’a jamais été aussi véridique, aussi pertinente qu’aujourd’hui. Tout peut vous arriver, et vous ne pouvez rien faire. Observez vous-même la situation du citoyen djiboutien dans le quotidien:

1. Un citoyen veut réclamer un droit à l’administration, il doit faire un véritable parcours de combattant, cité ministérielle fermé et gardé comme une véritable caserne militaire, les policier au lieu de s’occuper des délinquant empêchent les citoyens de réclamer leur droit, c’est vrai pour toutes les administrations. Et une fois que tu es à l’intérieur de la cité ce n’est pas mieux, tu es à la merci de celui qui est dans le bureau, il peut vous servir comme il peut refuser de vous servir, vous ne pouvez rien faire.

2. Les sociétés de gardiennage n’ont jamais été aussi prospères et aussi nombreuses. Pourquoi, avant lorsqu’ils n’existaient il n’y avait pas plus d’insécurité, pourquoi cette folie du gardiennage, le peuple djiboutien est un peuple pacifique et généreux ?

3. Un citoyen est victime d’une injustice, il n’a aucun recours, sinon mendier et faire appel à ses cousins, à sa tribu, à son clan. le palais de justice est un véritable bunkers gardé par des gendarmes et de vigiles comme une forteresse.

4. Un citoyen est arrêté par la police, il peut être gardé pendant trois voir une semaine dans un commissariat de police, alors que la loi ne permet pas qu’on garde un citoyen plus de 48h. aucun recours contre ce traitement aussi.

5. Un citoyen est maltraité par les forces de l’ordre, ses biens confisqués, aucun recours là aussi. Ou peut-on se plaindre ? quelle est l’institution qui peut nous aider ?
Pire encore, ce qui est vrai pour les citoyens est vrai aussi pour les institutions, l’éducation nationale est malmené par un ministre qui l’instrumentalise, qui pille les déniés publics, qui instrumentalise le personnel, qui maltraite le personnel. Aucun recours pour les institutions aussi.

Normalement c’est l’assemblée national qui représente le peuple, qui devait protéger les institutions, or savez-vous que l’assemblée nationale est composé d’au moins un tiers de personnes analphabètes, le deux tiers restant n’est pas moins lotis, ils savent à peine lire et écrire.

Alors, est-il possible et imaginable que des gens de ce niveau puissent défendre les intérêts du peuple et des institutions ? Ces honnêtes représentants du peuple analphabètes, sont incapable de lire les projets de loi, alors comment peuvent-ils défendre les intérêts des institutions, on leur présente un projet de loi et comme ils ne peuvent pas lire, ils votent et ça passe, c’est quelque chose qui est contraire aux règles les plus élémentaires de la démocratie.

Autre problème la loi stipule que pour être député, il faut impérativement savoir lire et écrire, qu’a-t-on fait de cette loi, qu’est ce qu’elle devenue? Dans ce cas qui doit défendre les institutions et les citoyens ?
Ou est la faute chers citoyens ?

Les citoyens comme les institutions sont devenus dans ce pays des orphelins, des parias, des moins que rien, nous pensons que ce n’est pas normal et que les choses doivent changer.

Écrit de
L’œil du conscient

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